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Heinrich Niehues-Pröbsting soulignait, lors du colloque de Paris, que " la différence essentielle réside dans le rapport au pouvoir : le cynisme [authentique] est la sédition, l'impertinence et la critique par ceux qui ne participent pas au pouvoir et, par conséquent, ne sont pas corrompus (...). Par contre, le cynisme [vulgaire] est dans un sens éminent le cynisme des Maîtres (...), c'est ce qui le rend suspect et lui ôte toute justification morale. Le cynisme [authentique] libère ; le cynisme [vulgaire] asservit ".
Les cyniques authentiques sont, écrit Diderot dans l'article correspondant de l'Encyclopédie, " indécents mais très vertueux ". Le portrait du cynique vulgaire apparaît aussitôt en creux : décent mais sans vertu.