| Diégèse | Calendrier de vie de l'auteur en spirale d'Ulam | ||||||||
| mercredi
8 avril 2026 |
2026 |
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| ce
travail est commencé depuis 9595 jours
(5 x 19 x 101 jours) |
et
son auteur est en vie depuis 24048 jours
(24 x 32 x 167 jours) |
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| ce
qui représente 39,8994% de sa vie |
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du
texte |
demain |
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Petits traumatismes | ||||||||
| Les chiens En ce temps-là, un de mes voisins avait des chiens de cette race élevée pour qu'ils deviennent des armes. La pauvreté évidente du ménage lui faisait inventer régulièrement des activités supposées lucratives et plus ou moins légales et certainement à l'insu du fisc et de l'Urssaf. Ces chiens exerçaient sur leur lopin de jardin une vigilance de souverainistes agressifs, lorgnant sur les parcelles adjacentes où des chats avaient l'impudence de passer régulièrement. La nuit, souvent, ils hurlaient comme des démons. Leur reproduction s'apparentait davantage au clonage et j'étais souvent incapable de les distinguer les uns des autres. Un mâle, sans doute dominant, était têtu comme une mule et s'obstinait à vouloir franchir la clôture de son domaine pour envahir le quartier où la meute était déjà considérée comme une menace et une nuisance intolérables. L'idée seule de leur être confronté suscitait la frayeur, ce qui, de mémoire, n'était cependant jamais arrivé, leur maître veillant à maintenir le portail fermé, portail qu'il avait rehaussé comme toute la clôture donnant à l'ensemble du jardin pavillonnaire un aspect de camp retranché. Un jour, leur voisin le plus immédiat sortit à l'improviste, ayant sans doute quelques courses à faire. Au fil du temps, l'animosité vicinale avait crû, accompagnée peut-être de quelques actes de malveillance de part et d'autre. C'est alors que les chiens apparurent, comme éjectés de leur forteresse. Le voisin n'avait d'autre moyen pour leur échapper que de se réfugier au plus vite dans sa voiture. N'ayant plus aucune possibilité de l'attraper, les chiens commencèrent alors à tourner tout autour du véhicule, toujours en aboyant et en grognant avec férocité. J'observais la scène à distance, pris de tournis, m'interrogeant sur le temps qu'il faudrait pour que le meneur soit épuisé. Puis je me désintéressais de la scène puisque personne, croyais-je alors, n'était véritablement en danger, sauf les chiens, peut-être, si l'homme assiégé décidait de forcer le passage. Mais je me trompais. Pris d'un accès de colère, l'homme armé d'une canne qu'il gardait à sa portée pour menacer au besoin quelque automobiliste lui cherchant querelle voulut sortir de son refuge improvisé. Sans l'intervention du maître, de sa famille et du voisinage, l'homme serait peut-être mort. Plus tard, l'éleveur lui a proposé de le dédommager, ce qui n'était pas possible au regard du préjudice occasionné. L'affaire était désormais entre les mains de la justice, qui mit longtemps à statuer. | |||||||||
| 8 avril | |||||||||
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