Diégèse
Calendrier de vie de l'auteur en spirale d'Ulam
jeudi premier janvier 2026





2026
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Les livres potentiels du mois de janvier







La Fabrique des souvenirs
Puisque ce soir encore la lune disparaît
Les Collines de Miel
La fiction est un bandeau sur les yeux
Le Muretto d'Alassio
Pas de « caucus » à Marseille
Théophanie
La Tour Eiffel a été volée ce soir
Euphrate Babylone
J'ai encore regardé le journal
Frabosa Soprana
Histologie de la France
Turin avec Nietzsche
Je ne me souviens pas
Les Années barbues
Mais il n'y a rien à faire
Voués à la mémoire
Dimanche de fièvre
C'était un homme
Le soir, tous les soirs
La Ville de l'absence
Il y a plus noir que la nuit
Ma Source
L'Allégorie de la frontière
Le Bruit de dehors
Je ne sors pas la nuit à Vintimille
Les Amants du Midi
Je ne sais pas ce qui m'empêche
Une Mémoire d'hiver
Pour autant je suis la même personne
Répétition sans acte







Le titre gagnant et premier titre de 2026 est :

Puisque ce soir encore la lune disparaît

C'est un récit de l'autrice Noëmie Diégèse, que l'on retrouve avec bonheur.


En 2018, chaque jour, les auteurs de Diégèse, Noëmie, Gustav, Mathieu et Daniel ont écrit la quatrième de couverture d'un livre imaginaire dont le titre, le plus souvent, est issu des textes des années précédentes de Diégèse. Puis, en 2019, les mêmes ont écrit chaque jour une page de chacun de ces livres. Les titres ci-dessus sont les titres du mois de janvier. Cette année, chaque mois, ils vont écrire un récit en utilisant un de ces titres et parfois une de ces pages. Le 31 janvier 2026, ils devraient donc avoir écrit 12 récits, s'ils ont parvenu à relever ce défi.














Quatrième de couverture

« Je ferme les volets de la chambre, et je dois me pencher. J'aperçois le croissant de lune. De ma mémoire surgit alors ce mot qui résonne comme un espoir, puisque ce soir, encore, la lune disparaît. »

L'autrice signe ici son premier roman. Noëmie Diégèse nous fait parcourir, avec mélancolie mais bonheur, les souvenirs d'une femme qui a aimé passionnément et que la maladie a éloigné de son amour. Par touches successives, nous découvrons un univers doux, et pourtant violemment strié par la violence des sentiments.

Si le temps apaise, il ne guérit jamais et les blessures secrètes sont à coup sûr les plus douloureuses



Première page

Je suis rentrée ce matin. Je ne savais pas que rentrer chez soi pouvait être à ce point une aventure. Une aventure ou un voyage. Un voyage avec des frontières, des salles d'attente, des visas, des passeports, des taxes à régler. Je ne savais pas qu'un hôpital pouvait à ce point ressembler à un aéroport international. Ce sont les mêmes salles d'attente, avec ces sièges accrochés les uns aux autres. Il y a des machines qui délivrent des boissons et des friandises. Peut-être celles de l'aéroport offrent-elles un choix un peu plus varié. Mais cela dépend certainement de l'aéroport.  Je regarde ma valise. Je la trouve un peu ridicule. J'avais choisi une valise bon marché pour ne pas me faire remarquer. C'était une idée curieuse. Je ne crois pas que quiconque aurait remarqué quelque valise que ce fût.


J'ai attendu mon tour. Je n'ai pas dit que je me sentais fiévreuse. J'ai accompli une à une toutes les formalités de sortie, qui sont aussi des formalités de départ. Dehors, un ambulancier m'attendait. Il a porté ma valise jusqu'à la voiture. Il m'a demandé si je préférais être allongée. Je ne me sentais pas fatiguée au point de ne pas pouvoir me tenir assise, mais je n'avais jamais circulé allongée dans une ambulance. J'étais curieuse de l'effet. J'ai choisi le brancard. J'ai senti que l'ambulancier était déçu. Aurait-il eu moins de travail si j'avais accepté de m'asseoir sur le siège à côté de lui  ? Peu importe. Je n'ai pas l'intention de le revoir.

Je suis chez moi. Je vais rester chez moi. J'aurai un contrôle dans un mois. D'ici-là, je dois rester chez moi. Je regarde la pièce. Rien n'a changé pendant ces trois semaines d'hôpital. Même mon regard n'a pas changé.
C'est déjà le soir. Je ferme les volets de la chambre, et je dois me pencher. J'aperçois le croissant de lune. De ma mémoire surgit alors ce mot qui résonne comme un espoir, puisque ce soir, encore, la lune disparaît, c'est donc que le jour et la nuit continuent de se succéder.
Puisque ce soir encore la lune disparaît

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