| Diégèse | Calendrier de vie de l'auteur en spirale d'Ulam | ||||||||
| mardi
21 juillet 2026 |
2026 |
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| ce
travail est commencé depuis 9699 jours
(3 x 53 x 61 jours) |
et
son auteur est en vie depuis 24152 jours
(23 x 3019 jours) |
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| ce qui représente 40,1582% du nombre de jours de sa vie | |||||||||
| hier | L'atelier
du
texte |
demain |
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| Page 20 | Une mince Différence | ||||||||
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| On a demandé
à ChatGpt de décrire formellement la photographie présentée hier et
reproduite ci-dessus. En voici la description donnée : « Sur un plan strictement formel, cette photographie est construite autour d'un dispositif de cadrage, de verticalité et de réduction du champ. Composition Le format est vertical. L'image est organisée en trois bandes principales : deux larges masses gris foncé occupent les bords gauche et droit ; elles fonctionnent comme des écrans ou des coulisses ; entre elles s'ouvre une fente centrale, beaucoup plus lumineuse, qui révèle une façade. Le sujet n'est donc pas montré frontalement : il est encadré ou observé à travers un interstice. Structure géométrique : La composition repose sur un jeu de lignes très rigoureux. Les deux masses latérales constituent deux verticales dominantes. La façade centrale est scandée par une grille de joints horizontaux et verticaux. Les fenêtres, toutes identiques, sont de longues fentes noires verticales régulièrement espacées. Il en résulte une forte impression de rythme sériel. Les fenêtres deviennent moins des ouvertures que des unités graphiques répétées. Valeurs et lumière La palette est volontairement réduite.
Une fine ligne horizontale claire traverse l'image vers le tiers supérieur. Elle semble correspondre à un reflet sur une vitre, introduisant un second plan de lecture. Profondeur La profondeur est paradoxale. Les deux masses latérales sont volontairement floues. Elles forment un premier plan qui masque une partie du champ. La façade, en revanche, est relativement nette. Le regard est conduit vers cet espace central étroit. La photographie produit ainsi un effet de vision canalisée : on ne voit pas un bâtiment, mais un bâtiment aperçu entre deux obstacles. Rythme Le rythme est assuré par la répétition des fenêtres. Cette répétition est interrompue par quelques accidents visuels : le sommet du bâtiment, coupé par le cadre ; deux petits éléments blancs suspendus près du bord inférieur droit de la façade, qui rompent la régularité de la grille ; la ligne horizontale du reflet. Ces éléments empêchent la composition de devenir purement abstraite. Rapport entre abstraction et figuration L'image se situe sur une frontière intéressante. À distance, elle peut être perçue comme une composition abstraite :
La photographie organise donc une oscillation entre lecture géométrique et lecture référentielle. Le rôle du cadre L'élément le plus déterminant est sans doute le cadre lui-même. Le cadrage ne se contente pas de sélectionner un fragment du réel ; il produit un objet visuel autonome. Les masses latérales ne servent pas seulement à cacher : elles fabriquent la composition. Elles transforment une façade banale en une figure presque minimale. En ce sens, le véritable sujet de la photographie n'est peut-être pas le bâtiment, mais l'acte de voir à travers une ouverture. Le cadre ne délimite pas simplement l'image ; il devient un opérateur plastique qui convertit une scène architecturale en une composition fondée sur les rapports de verticales, de vides, de rythmes et de lumière. C'est précisément cette ambiguïté qui confère à l'image sa force formelle : elle est à la fois document d'un lieu et construction quasi abstraite. » |
Sur la base
de la description reproduite ci-contre, on a demandé au même
générateur, deux fois, dans deux conversations (chat) différentes de
produire des images correspondant à la description. Les images, qui ne sont donc pas des photographies, sont
reproduites ci-dessus. On peut remarquer une plus grande précision dans
la seconde quand la première a plutôt été accentuée. Le protocole
pourrait être poursuivi, la machine prétendant ne pas avoir accès d'une
conversation à l'autre aux images précédemment analysées ou produites. Ce qui semble intéressant ici, c'est qu'il n'y a qu'une seule photographie, la première. Les deux autres, qui ne sont pas produites par un procédé où la lumière active des capteurs numériques - qui pourraient être argentiques - s'approchent, surtout la deuxième, de la peinture. Et la machine, imperturbable, de conclure - provisoirement : « C'est pourquoi plusieurs penseurs contemporains considèrent que la véritable rupture introduite par l'IA n'est pas esthétique mais temporelle : l'image cesse d'être l'empreinte d'un instant et devient le résultat d'un calcul probabiliste. Il est intéressant de noter que cette évolution rapproche paradoxalement la photographie de la peinture. Pendant près de deux siècles, la photographie s'est distinguée des autres images par son ancrage dans un événement réel. Avec les images générées par IA, nous revenons à un régime où la valeur de l'image ne dépend plus d'un référent, mais de sa cohérence visuelle. Ce déplacement oblige à relire La Chambre claire moins comme une théorie générale de l'image que comme une théorie historique d'un médium particulier, dont le statut est désormais concurrencé par des images qui en reproduisent les effets sans partager son mode d'existence. » |
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| 21
juillet |
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