| Diégèse | Calendrier de vie de l'auteur en spirale d'Ulam | ||||||||
| dimanche
premier mars 2026 |
2026 |
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| ce
travail est commencé depuis 9557 jours
(19 x 503 jours) |
et
son auteur est en vie depuis 24010 jours
(2 x 5 x 74 jours) |
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| ce
qui représente 39,8042% de sa vie |
trois
mille quatre cent trente semaines de vie |
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| hier | L'atelier
du
texte |
demain |
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| Les livres potentiels du mois de mars | Le
texte de janvier a été écrit par Noëmie Diégèse et celui de février par Mathieu Diégèse. En conséquence, les
titres de récits ou de livres qu'ils ont livrés au mois de mars 2018 ont
été retirés de la liste des livres potentiels du mois de mars 2026. On peut retrouver ces titres ici. Noëmie
et Mathieu reviendront au mois de mai. Il restait donc à
choisir entre Gustav et Daniel et ce sera Gustav. |
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| Les Plages frileuses de Fregene | |||||||||
| C'est encore la Nuit et pourtant | Les Ruines d'Ansedonia | ||||||||
| À la fois | L'Ordre de la fiction | ||||||||
| Obscurément | Vous voudriez au ciel bleu croire | ||||||||
| Je ne ferai rien de tout cela | Sans impression de Solitude | ||||||||
| Le Long des haies | L'Argument de la longévité | ||||||||
| La Face allégorique de la colère | Et j'ai aussi abandonné la Haine | ||||||||
| Ce n'est pas la vie | Une Question d'honneur | ||||||||
| Le titre gagnant et troisième titre de 2026 est : Je ne ferai rien de tout cela C'est un récit de l'auteur Gustav Diégèse, que l'on retrouve avec bonheur. |
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| Quatrième de couverture Le temps passe, la vie s'écoule, et avec le temps qui passe, et avec la vie qui s'écoule, s'amenuise le champ des possibles. De ce constat banal, Gustav Diégèse, poète et romancier, livre un texte d'une grande sensibilité qui ne laissera pas indifférent. Quel âge a le narrateur ? S'agit-il d'ailleurs d'un narrateur ou d'une narratrice ? Qui est cette personne qui s'attache au fil sensible de tout ce qu'elle n'a pas fait, de tout ce qu'elle ne fera pas. Mais, qu'ont en commun les éléments de cette énumération ? Parviendront-ils à dessiner en creux la personnalité de celle ou de celui qui n'a rien fait de tout cela, et qui, surtout, ne fera rien de tout cela ? Je ne ferai rien de tout cela est sans conteste un roman onirique et initiatique. On sort de sa lecture étrangement calme, avec peut-être un peu de nostalgie paradoxale pour tout ce qui n'a pas eu lieu, tout ce qui ne s'est pas passé. Et on en redemanderait bien, avant, le soir, dans son lit, de se livrer presque en cachette à l'examen minutieux de ce que l'on ne fera pas, de ce que l'on ne fera jamais, de ce qu'il n'est plus temps de faire. |
La page de 2019 J'étais dans cette voiture trop luxueuse, que j'avais louée trop cher, comme on s'autorise une folie pour la dernière fois, pour un dernier voyage. J'étais sur l'autoroute qui allait à Paris et qui venait du nord, ou peut-être de l'ouest ; je ne me souviens plus et il n'y a pas vraiment d'importance à se souvenir de cela. J'avais pris de l'essence dans une station et puis un café, sans doute. Je fumais aussi me semble-t-il à cette époque des cigarettes blondes en trop grande quantité, sauf dans cette voiture louée qui ne devait pas sentir le tabac. Tu étais peu avant la sortie avec des vêtements clairs et un sac de toile et ton sourire qui se voulait rassurant, qui se voulait accorte. Tu faisais du stop. Je me souviens de t'avoir dit que tu étais une matérialisation fantasmatique et tu m'as répondu que, dans ce cabriolet, j'étais moi aussi une forme de matérialisation. Nous étions d'accord sur le fait que nous formions alors une scène cinématographique et peu importait que nous pensions à ces scènes qui donnent un cadre narratif ténu aux films pornographiques. J'ai dit cela, je crois et nous avons ri. Je t'ai demandé s'il fallait vraiment rentrer à Paris. Tu riais comme je riais. Il y avait moins de monde dans le sens Paris-Province. Nous voulions nous baigner avant le coucher du soleil et nous rentrerions plus tard. |
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J'étais dans cette voiture trop luxueuse, que j'avais louée trop cher,
comme on s'autorise une folie pour la dernière fois, pour un dernier
voyage. J'étais sur l'autoroute qui allait à Paris et qui venait du
nord, ou peut-être de l'ouest ; je ne me souviens plus et il n'y a
pas
vraiment d'importance à se souvenir de cela. J'avais pris de l'essence
dans une station et puis un café, sans doute. Je ne fumais déjà plus à
cette époque de ces cigarettes blondes en trop grande
quantité, surtout pas dans cette voiture louée qui ne devait pas sentir
le
tabac. Tu étais peu avant la sortie avec des vêtements clairs et un sac de toile et ton sourire qui se voulait rassurant, qui se voulait accorte. Tu faisais du stop. Cela doit faire un an ou presque maintenant, davantage peut-être, que je me souviens de ton sourire même si je ne distingue plus désormais tes traits. J'ai répondu au sourire et j'ai continué ma route, pressentant, si tu montais avec moi, une bifurcation narrative radicale. |
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| Je n'ai rien fait de tout cela. | |||||||||
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